LA GUERRE QUI VIENT
/image%2F1449569%2F20250620%2Fob_2a2319_descartes-vert-xxl.jpg)
"Nous marchons vers la guerre comme des somnambules”
Christopher Clarke
Cette semaine j’aurais voulu consacrer mon papier à la politique intérieure, et notamment au débat sur la loi dite « Gremillet », proposition de loi sénatoriale qui de fait se substitue à la loi d’orientation dans le domaine de l’énergie et du climat qui, selon les dispositions du Code de l’Energie, aurait dû être déposée par le gouvernement en 2023, et qu’on attend toujours. Une absence qui met en relief l’incapacité consubstantielle à la macronie à formuler un projet qui aille au-delà de quelques annonces martiales. On l’a vu sur les retraites, où la « grande reforme » qui devait tout chambouler avec la mise en œuvre d’un système « à points » s’est réduite à une mesure d’âge. On l’a vu sur la réforme de la haute fonction publique, qui s’est limitée à détruire l’existant sans rien construire de solide.
Mais l’actualité commande, et Gremillet devra donc attendre. L’actualité, c’est le bombardement de l’Iran par Israël. Un bombardement qui, surprise surprise, les commentateurs comme les chancelleries occidentales évitent soigneusement de qualifier « d’agression ». Une timidité qu’on avait déjà pu percevoir lors de la deuxième guerre du Golfe, et dont on ne peut que noter le contraste avec le vocabulaire utilisé pour caractériser « l’opération spéciale » russe en Ukraine, par exemple. Et pourtant, il y a un étrange parallèle entre la décision russe vis-à-vis de l’Ukraine et celle d’Israël vis-à-vis de l’Iran. Dans les deux cas, il s’agit de ce qu’on appelle une « guerre préventive », déclenchée unilatéralement en violation du droit international, et justifiée au nom des intérêts vitaux de la nation. Pour la Russie en 2022, une Ukraine intégrée à court terme à l’OTAN, stockant sur son territoire des armements américains et potentiellement des armes nucléaires était perçue comme une menace vitale, de la même manière qu’en 2025 pour Israël un Iran disposant à court terme de l’arme nucléaire est perçu comme une menace vitale. Devant cette analyse, la Russie de 2022 comme l’Israël de 2025 fait donner les canons. Et non seulement contre les dispositifs militaires mais aussi contre les infrastructures civiles, puisque l’objectif est non seulement d’affaiblir la capacité militaire de l’adversaire, mais d’affaiblir son économie et ses structures politiques, avec l’espoir d’imposer un changement de régime pour trouver en face des dirigeants plus dociles.
LIRE LA SUITE :
Cette semaine j'aurais voulu consacrer mon papier à la politique intérieure, et notamment au débat sur la loi dite " Gremillet ", proposition de loi sénatoriale qui de fait se substitue à la l...


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)