NOUVELLE-CALÉDONIE : l’impérialisme français à la manœuvre
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Le samedi 12 juillet, l’Etat, les dirigeants loyalistes de Nouvelle-Calédonie et ceux du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont signé un accord qui vise à mettre fin à la crise ouverte l’an dernier par la tentative de réforme du corps électoral. Qualifié d’« historique » par Emmanuel Macron, cet accord entérine la domination de l’impérialisme français sur ce territoire stratégique du Pacifique sud, mais s’efforce de la dissimuler derrière l’écran de fumée d’une souveraineté de pure forme.
L’oppression des Kanak
En mai 2024, le gouvernement faisait adopter par l’Assemblée nationale le dégel du corps électoral de Nouvelle-Calédonie, ouvrant le droit de vote dans l’archipel à tous ceux qui y résidaient depuis au moins 10 ans. Présentée comme une réforme « démocratique », cette mesure visait en réalité à parachever la marginalisation politique des Kanak, qui sont la population autochtone de ce territoire colonisé par la France depuis le XIXe siècle.
Massacrés, exploités, soumis au travail forcé, les Kanak sont devenus au fil des décennies de plus en plus minoritaires face aux colons venus de Métropole et aux travailleurs importés par le capitalisme français depuis d’autres territoires. Dans les années 1980, un soulèvement mené par le FLNKS – un parti réformiste kanak – avait abouti à deux accords signés en 1988 et 1998, qui avaient notamment gelé le corps électoral.
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Nouvelle-Calédonie : l'impérialisme français à la manœuvre - Parti Communiste Révolutionnaire
Le site de la section française de l'Internationale Communiste Révolutionnaire
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Nouvelle-Calédonie : vers un rejet de l'accord de Bougival par les indépendantistes, Manuel Valls va se rendre sur place
Alors que le Front de libération nationale Kanak socialiste (FLNKS) doit officialiser son rejet de l’accord signé en juillet avec l’État et les non-indépendantistes sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a annoncé dimanche qu'il s'y rendrait la semaine suivante.
Si la position du mouvement indépendantiste sur l’accord signé le 12 juillet à Bougival (Yvelines) ne sera communiquée que le 12 août, les déclarations de son président Christian Tein appelant à un rejet « clair et sans ambiguïté » du texte et les décisions déjà prises par les composantes du Front de libération nationale Kanak socialiste (FLNKS) ne laissent guère de doute.
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Nouvelle-Calédonie : le FLNKS rejette l’accord de Bougival
Le FLNKS officialisera mardi son opposition à l’accord de Bougival, signé mi-juillet avec l’État et les non-indépendantistes. Cet accord, prévoyant un «État de Nouvelle-Calédonie» sans nouveau référendum, est dénoncé par les indépendantistes comme un mépris de leur combat pour la souveraineté.
SOURCE : Presse internationale


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