PCF : REDEVENIR LE PARTI DES TRAVAILLEURS ET DES OUVRIERS- Par Jean Paul Legrand
Depuis plusieurs décennies, le Parti communiste français a connu un recul notable de sa base ouvrière. Ce recul s’explique en partie par la désindustrialisation, mais aussi par des choix politiques internes, notamment l’abandon progressif d’une ligne révolutionnaire fondée sur les fondamentaux du marxisme. Le résultat : une transformation sociologique du parti, une perte d’influence dans les entreprises et une déconnexion croissante d’avec le monde du travail.
Pourtant, la classe ouvrière demeure centrale dans le processus de production : sans elle, rien ne se construit, rien ne se transforme, rien ne se vend. Toute l’économie repose encore aujourd’hui sur le travail de millions de femmes et d’hommes dans les secteurs de l’industrie, de la logistique, du bâtiment, des services ou de l’agroalimentaire. Même si sa forme a changé, même si elle n’a plus le visage qu’elle avait dans les années 1960 ou 1980, la classe ouvrière n’a pas disparu. Elle évolue, se diversifie, se recompose au rythme accéléré des transformations des forces productives. C’est pourquoi un parti communiste digne de ce nom ne peut ignorer cette mutation, mais doit au contraire l’accompagner, l’analyser, s’y adapter, pour rester en lien avec elle.
Ce lien doit être vivant, permanent : dans les entreprises par la présence militante concrète, mais aussi dans les espaces numériques où s’exprime désormais une part croissante des conflits idéologiques. Le Parti communiste doit former des réseaux actifs sur les réseaux sociaux, se battre sur le terrain des idées et devenir un outil de conscientisation pour les nouvelles générations ouvrières, souvent précaires, isolées, mais pas apolitiques.
Une rupture théorique et politique
Le recul de la présence ouvrière dans le parti ne s’explique pas uniquement par les mutations du salariat. Il découle aussi d’une rupture politique et idéologique. Depuis la fin des années 1960, un courant révisionniste a peu à peu imposé l’idée que le marxisme devait être « modernisé », allant jusqu’à remettre en cause certains de ses fondements comme la dictature du prolétariat ou le centralisme démocratique. Ces choix ont culminé dans les années 1990 sous la direction de Robert Hue, avec une tentative de mutation du PCF en parti de communication électorale, vidé de son ancrage de classe.
LIRE LA SUITE :


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
/https%3A%2F%2Fi0.wp.com%2Fmoissacaucoeur.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2025%2F07%2Froussel-riposte.jpg%3Ffit%3D960%2C1200%26ssl%3D1)