CUBA COOPÉRATION : Revue de presse du jeudi 24 septembre 2026
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Énergie
Priver un peuple d’une source d’énergie aujourd’hui encore indispensable, le pétrole, revient à l’asphyxier et à mettre son économie à l’arrêt. Sans électricité, impossible de produire, de se déplacer, de conserver les aliments, d’assurer le transport des marchandises, souvent d’avoir accès à l’eau faute d’électricité pour les pompes, etc. On a du mal à imaginer les conséquences que le blocus énergétique imposé par Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont sur la vie quotidienne et l’avenir des Cubains.
C’est dire l’importance de la campagne lancée par le Secours populaire français (SPF) pour l’installation de 1 000 panneaux solaires à Cuba, campagne à laquelle notre association s’est associée et à laquelle nombre d’amis de Cuba ont répondu.
Cette campagne a déjà porté ses fruits et les résultats vont bien au-delà de la possibilité pour les populations de bénéficier de la lumière. La production d’électricité permet de redynamiser tout un écosystème à l’arrêt.
Une responsable de l’Association cubaine de production animale (ACPA), partenaire du SPF pour la campagne, expliquait récemment, prenant l’exemple de la récente installation de panneaux à l’institut de recherches avicoles GEALAV, les retombées positives de cette installation pour l’ensemble de la communauté. La production d’œufs est repartie et avec les incubateurs en état de fonctionner, l’entreprise a pu reprendre la vente de poussins, permettant à de petits producteurs de poursuivre leur activité tout en améliorant l’alimentation de leurs familles. Les travailleurs du centre, en chômage technique faute d’électricité, ont également retrouvé leur travail. C’est toute une communauté qui bénéficie de l’installation des panneaux solaires, avec des retombées économiques et sociales immédiates.
Un exemple de plus de l’importance de nos campagnes de solidarité. Si elles sont loin de représenter la solution pour Cuba et ses habitants, elles sont indispensables et doivent être poursuivies. Parallèlement aux actions en direction des responsables politiques pour que les pays qui votent tous les ans à l’ONU contre le blocus prennent enfin des mesures au-delà de cette condamnation purement formelle.
Marie-Christine Delacroix
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Revue de presse du jeudi 24 septembre 2026
Augmentation de la surveillance aérienne américaine dans le golfe du Mexique et le Yucatan contre une possible route pétrolière vers Cuba
Les États-Unis ont intensifié leurs vols de surveillance avec des drones P-8 Poseidon et MQ-4C Triton ainsi que des avions de suivi au-dessus du golfe du Mexique et au large de la péninsule du Yucatán au cours des neuf derniers mois. La société Ehrlich Maritime Security (EMS) estime que cela est en partie dû à un possible envoi de pétrole du Mexique vers Cuba.
Dans son rapport mensuel Mexico’s Maritime Domain Dispatch (M2D2), EMS – une société mexicaine de renseignement maritime et de sécurité nationale – considère ces incursions comme « inhabituelles » et analyse la présence aérienne sur la côte atlantique du Mexique.
Bien que ces déploiements de surveillance par drones soient régulièrement associés à des activités illicites liées au crime organisé, selon l’interprétation de la société, ces vols auraient pour objectif principal de suivre les navires susceptibles de briser le siège pétrolier imposé à Cuba par Washington.
www.cubadebate.cu/noticias/2026/09/22/aumenta-la-vigilancia-aerea-de-ee-uu-en-el-golfo-de-mexico-y-yucatan-tras-posible-ruta-petrolera-hacia-cuba/
Vu de Cuba
La délégation cubaine quitte la séance plénière aux Nations Unies face aux mensonges de Trump
La délégation cubaine a quitté la séance plénière de l’Assemblée générale de l’ONU mardi face à la calomnie du président américain Donald Trump contre ce pays caribéen lors de son discours.
Trump, qui a dépassé les 15 minutes allouées aux intervenants au pupitre lors du premier jour du segment de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a consacré une grande partie de son discours à mettre en avant les prétendues réalisations de son administration et à parler de la puissance militaire des États-Unis.
Quelques minutes après l’appel du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à exercer le pouvoir dans le monde par la loi, la paix, et non par la force, Trump a souligné qu’il n’hésiterait pas à l’utiliser si les États-Unis perçoivent une menace.
En parlant de l’hémisphère occidental et de la carte qui a changé, Trump a recouru à l’argument souvent répété selon lequel « Cuba est un État absolument défaillant », un prétexte possible à une agression militaire contre un pays situé à environ 90 miles des États-Unis.
Selon Trump, Cuba « échoue comme jamais auparavant et finira par tomber », ce à quoi le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla a répondu dans une publication immédiate sur le réseau social X : « Le gouvernement américain est incapable d’accepter que Cuba soit, et a le droit d’être, un pays pleinement indépendant et souverain. »
www.cubadebate.cu/noticias/2026/09/22/delegacion-cubana-abandona-el-plenario-en-naciones-unidas-ante-las-mentiras-de-trump-video/
Bruno Rodríguez répond à Trump à l’ONU : « Cuba n’est pas une menace »
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a réagi mardi 22 au discours de Donald Trump devant l’Assemblée générale de l’ONU et a rejeté les déclarations du président américain sur Cuba. Trump a pris la parole aujourd’hui aux Nations Unies.
Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que Washington est « incapable d’accepter » que Cuba soit un pays indépendant et souverain, et a qualifié les déclarations de Trump de fausses. Il a également soutenu que Cuba ne représente pas une menace pour les États-Unis ou d’autres nations.
Le ministre des Affaires étrangères a concentré sa réponse sur les mesures économiques américaines, notamment le siège énergétique, qu’il a décrit comme une menace et comme une « punition collective ». La veille, lors d’une réunion ministérielle de la CELAC, il avait formulé des idées similaires contre la politique américaine envers l’île.
www.cubadebate.cu/noticias/2026/09/22/bruno-rodriguez-responde-a-trump-en-la-onu-cuba-no-es-una-amenaza/


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