La NOUVELLE-CALÉDONIE après les élections locales: une nouvelle étape de la lutte anticoloniale?
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Par Serge Savigny
En Nouvelle-Calédonie, une nouvelle spirale de la lutte des populations locales pour l’indépendance est manifeste. Les dirigeants du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont refusé de se conformer à l’Accord de Bougival signé en 2025, le qualifiant de « mort-né » et de « néocolonial ».
Les leaders kanaks estiment qu’au moyen de diverses combinaisons politico-juridiques, les habitants autochtones de l’île sont privés de leur « droit exclusif à l’autodétermination, depuis longtemps ignoré par Paris », dans une tentative de consolider la souveraineté française en Nouvelle-Calédonie, alors que l’objectif du peuple autochtone demeure une indépendance totale et inconditionnelle.
Les dirigeants du FLNKS ont annoncé pour la première fois leur intention de se retirer de l’accord fin 2025, notamment parce que l’Accord de Bougival élargissait les droits électoraux des colons venus de France métropolitaine résidant sur l’île depuis plus de 10 ans.
Au cours de l’été 2025, dans la banlieue parisienne de Bougival, les parties ont signé un accord provisoire aux termes duquel la France a accepté la création de « l’État de la Nouvelle-Calédonie » au sein de l’ensemble national, inscrit dans la Constitution de la République française. Il pourra être reconnu par la communauté internationale. La Nouvelle-Calédonie a obtenu le droit d’accorder sa propre citoyenneté. L’île s’est dotée d’un drapeau, d’un hymne, d’une monnaie propre, d’une police et d’une justice.
La Loi fondamentale de la Nouvelle-Calédonie pourra modifier les signes identitaires du pays (nom, drapeau, hymne, devise…). La Loi fondamentale de la Nouvelle-Calédonie pourra également inclure un code de la citoyenneté.
Les Kanaks continuent de s’opposer catégoriquement à ce qu’ils considèrent, non sans raison, comme un afflux de migrants en provenance de France métropolitaine encouragé par la métropole, visant à diluer la part des voix de la population autochtone, qui représente 41% de la population totale du territoire (en 2025). Le soutien aux Kanaks a été manifesté par le Comité de décolonisation de l’ONU, qui a publié le 7 mai 2026 une résolution selon laquelle « la France doit veiller à ce que les réformes politiques et constitutionnelles concernant la Nouvelle-Calédonie ne soient menées qu’avec la participation effective du Peuple Autochtone Kanak… Toute mesure législative, constitutionnelle ou administrative concernant le processus de décolonisation et d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie fasse l’objet de consultations effectives, transparentes et de bonne foi avec les institutions représentatives du Peuple Autochtone Kanak… Le processus désormais promu par le gouvernement français ne constituerait plus une négociation multilatérale associant la population de la Nouvelle-Calédonie ».
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La Nouvelle-Calédonie après les élections locales: une nouvelle étape de la lutte anticoloniale?
En Nouvelle-Calédonie, une nouvelle spirale de la lutte des populations locales pour l'indépendance est manifeste. Les dirigeants du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ...


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