Sabra et Chatila, un g*nocide israëlien
Il y a quarante-quatre ans, Israël a programmé, supervisé et participé à l’exécution d’un génocide contre la population sans défense des deux camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila situés à Beyrouth. Un génocide qui avait reçu le feu vert du président américain Ronald Reagan. Malgré les preuves accablantes sur sa responsabilité directe dans ce génocide, l’armée israélienne s’est toujours défaussée sur les phalangistes libanais qu’elle avait entrainés, armés, encadrés et guidés. Un génocide jamais condamné même si une commission d’enquête officielle en Israël (la commission Kahan) a conclu à la responsabilité indirecte d’Israël et a mis en cause plusieurs hauts responsables militaires et politiques, dont le ministre de la Défense Ariel Sharon.
Continuer de mettre ce génocide (5000 palestiniens et libanais en moins de 48 heures) au compte des barbares phalangistes est, écrit Jacques-Marie Bourget, « une légende forgée par la ‘Hasbara’, l’atelier où les sionistes forgent leurs mensonges. ». Retour sur un génocide impuni qui a précédé celui en cours à Gaza.
Par Jacque Marie Bourget
« L’étude des massacres de Sabra et Chatila met en exergue un continuum de génocides depuis la Nakba. L’objectif commun de 1948 à 2023 est l’extermination des Palestiniens, une extermination systématique qui ne concerne pas les seuls combattants mais comprend la totalité des civils. Si l’agencement tactique d’Israël a pris des formes différentes selon les contextes, c’est la bien destruction du tissu social palestinien qui est à chaque fois visée.
La mise en regard du présent avec le contexte de Sabra et Chatila permet de remettre au cœur du processus génocidaire le laisser faire international. Il n’est en effet pas possible de penser le génocide sans se référer au contexte international qui l’accompagne. « We are destroying everything that remains in Gaza, the world isn’t stopping us » (1), annonce très justement Smotrich (Ministre des Finances d’Israël).
En 1982, les responsables Américains, ne prenant aucune sanction contre Israël, ont non seulement cautionné les massacres mais ont permis au génocide de se faire. Un laisser-faire qui va progressivement augmenter pour arriver à la forme entièrement internationalisée du génocide actuel. »
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